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Le concept building de Bouygues BHEP (Bâtiment Hybride à Économie Positive) vient de recevoir le  label « Solar Impulse Efficient Solution » décerné par la Solar Impulse Foundation créée par le célèbre explorateur Bertrand Piccard dans le but de prouver qu’ l’on peut combler le fossé existant entre l’écologie et l’économie et réconcilier protection de l’environnement et viabilité financière.

Dans la lignée du succès du tour du monde en vol à énergie solaire, la Fondation Solar Impulse a décidé de décerner le label « Solar Impulse Efficient Solution » à 1000 produits ou services qui protègent l’environnement tout en étant commercialement attractifs. Il s’agit de montrer que ces solutions ne sont pas sources de dépenses onéreuses, mais plutôt d’opportunités de croissance économique vertueuse.

Le concept building BHEP a été sélectionné pour recevoir ce label en raison sa vocation à concilier des spécificités environnementales innovantes et un bilan économique positif. Il propose en effet 6 sources de création de valeur écologique, financière et sociétale :

  • L’optimisation des usages grâce au bâtiment connecté : à partir d’une plateforme permettant d’accéder à un bouquet de services personnalisés à chaque type d’ouvrage et d’un système de traitement des données associées à l’utilisation réelle des infrastructures, les aménagements peuvent être reconfigurés en temps réel pour augmenter l’amplitude de leur utilisation et ainsi amplifier le taux d’usage net.
  • Les gains de productivité par l’amélioration du bien-être : les bâtiments sont conçus pour sublimer l’expérience utilisateur en conciliant les enjeux associés à la santé avec la performance opérationnelle (monitoring de la qualité de l’air, respect des cycles physiologiques…) et en organisant les espaces de travail en fonction des typologies de tâches.
  • La convertibilité et réversibilité des bâtiments, qui permet toutes mutations et optimisations lors de leur cycle de vie : pour que les bâtiments durent longtemps et améliorent leur bilan carbone, il convient d’anticiper l’évolution des besoins et rendre les immeubles convertibles (à court terme) et réversibles (à long terme).
  • La valorisation des flux physiques locaux : les bâtiments sont capables de subvenir à leurs besoins en termes d’eau (récupération d’eaux de pluie, traitement in situ des eaux grises), d’énergie (façades et toits exploités pour produire de l’énergie renouvelable) et de chaleur. Ils peuvent échanger leurs flux physiques avec les bâtiments voisins, les stocker pour une utilisation différée afin de valoriser la flexibilité à l’échelle du quartier.
  • Le réemploi ou recyclage des matériaux : en moyenne, un bâtiment est rénové 6 fois avant sa démolition. En intégrant le réemploi et le recyclage des matériaux dans le cahier des charges, les bâtiments deviennent des banques de matériaux pour les nouvelles générations de bâtiments sans avoir à puiser dans les ressources primaires.
  • La mise en valeur des externalités positives : le coût carbone complet associé aux matériaux bas carbone, à la mobilité intégrée au bâti, à la production d’énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, à la domotique expérientielle, à la capacité d’adaptation au changement climatique…) est pris en compte pour valoriser la greenvalue du bâtiment.   

Toutes ces améliorations des fonctionnalités sont rendues possible par un emploi optimisé des nouvelles technologies (et notamment le BIM), tant pendant la phase de conception – réalisation du bâtiment que pendant la phase d’exploitation.

Le premier projet immobilier conçu sur le modèle BHEP par Bouygues Immobilier est le bâtiment Sways, à Issy les Moulineaux, qui sera livré au deuxième trimestre 2021.