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À l’occasion du Paris-Saclay Summit dont Bouygues est partenaire, Marie-Luce Godinot, Directrice Générale Adjointe Innovation, Développement durable et Systèmes d’information de Bouygues est intervenue sur le thème « construction : quand la science change la donne » le 29 février 2024 à l’EDF Lab Paris-Saclay.

L’IA est l’un des outils potentiels pour réduire l’impact environnemental de la construction. L’IA est déjà utilisée à toutes les étapes des projets de Bouygues : en amont, pendant la phase chantier pour analyser par exemple les nuisances sonores en installant des capteurs qui collectent et exploitent en temps réel des données, pendant la phase d’exploitation des bâtiments, des infrastructures routières et à différentes échelles : bâtiment, ville, territoire, etc.

Un exemple de cette démarche : le projet de Bouygues Immobilier, IntenCity à Grenoble, dont le bâtiment est occupé par Schneider Electric : « Pour construire ce bâtiment, il y avait de fortes attentes environnementales. Un modèle énergétique numérique a été mis en place dès la phase amont avec des centaines de milliers de paramètres pour essayer de comprendre comment l’énergie allait être consommée, à quel endroit et comment on pouvait l’optimiser. Ce modèle, qui est en réalité un jumeau numérique (une reproduction virtuelle d’un ouvrage réel), a permis en phase exploitation de vérifier que les performances attendues étaient atteintes et que le bâtiment avait bien les bonnes caractéristiques. »

Utilisé également par d’autres filiales du groupe Bouygues comme Colas, le jumeau numérique vise à optimiser toutes sortes de ressources : eau, énergies et matériaux, à rationnaliser l’entretien des infrastructures et à simuler les performances futures.

La science des matériaux peut contribuer à construire des infrastructures à plus faible empreinte carbone et plus résilientes. En effet, la science permet de trouver des matériaux plus efficaces, moins carbonés qui captent du CO:

  • béton à plus faible empreinte carbone et sans clinker qui est un composant essentiel du ciment qui génère du CO2.
  • revêtements moins imperméables et plus décarbonés comme l’enrobé clair Végécol développé par Colas, constitué d’un liant biosourcé à base d’huile végétale et de résine de pin dont l’empreinte carbone est réduite d’au moins 70% par rapport à un enrobé traditionnel.
  • terre crue, bois, béton de chanvre, lin, etc.
  • matériaux issus du réemploi comme la brique par exemple.

La bonne utilisation des matériaux biosourcés nécessite d’établir le lien entre les caractéristiques intrinsèques des matériaux et l’ingénierie avec l’idée de mettre moins de matériaux dans le bâti du fait de leurs caractéristiques (résistance au feu, à la compression, etc., adhérence, etc.) et de voir comment les matériaux interagissent les uns avec les autres en combinant les performances (par exemple, en termes de réduction de température au niveau du sol).

Le Groupe privilégie quand c’est possible la mise en œuvre des matériaux traditionnels, à l’exemple de la pierre de taille, car ils sont écologiquement vertueux et constituent un élément de valorisation des ouvrages. Toutefois, le développement de leur utilisation nécessite d’identifier les filières industrielles pour être capable de passer rapidement à l’échelle. Il faut aussi évaluer la disponibilité de ces matériaux en grande quantité et bien comprendre quelles sont les concurrences d’usages.

 


Bouygues est partenaire de la première édition du Paris-Saclay Summit – Choose Science. Il s’agit d’un évènement à portée internationale autour de la connaissance scientifique, au service du progrès et des grands enjeux environnementaux, économiques et sociétaux. Cet évènement annuel est né d’une ambition partagée, entre la région Île-de-France, la Communauté d’agglomération Paris-Saclay et Le Point, de s’appuyer sur le rayonnement scientifique et technologique de Paris-Saclay pour mettre à l’honneur l’excellence française et la portée mondiale de la recherche publique et privée.