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Situé à l’ouest de Nantes, Le Grand Carcouët est un programme de logements sociaux à énergie positive. Il est constitué de deux bâtiments sur cinq niveaux, reliés entre eux par des galeries et coursives. L’ensemble est construit sur une structure en béton, habillée de murs à ossature bois.

Le Grand CarcouëtRéduire les besoins énergétiques d’un programme de logements sociaux

C’est sur un site d’espaces boisés classés, en bordure du Val de la Chézine à l’ouest de Nantes, qu’habitent désormais depuis 2014 30 foyers au sein du Grand Carcouët. L’impact visuel est minimisé, par l’intégration paysagère des bâtiments et par la construction d’un parking en sous-sol. La conception bioclimatique[1] du bâtiment limite les déperditions énergétiques, et le confort d’été (c’est-à-dire la limitation des surchauffes estivales) est atteint sans utilisation d’appareil de climatisation.

La conception du Grand Carcouët s’appuie sur une enveloppe thermique innovante et performante, associant une structure en béton pour l’inertie, des panneaux de bois pour une isolation extérieure, et des fenêtres avec double vitrage. De larges baies au sud permettent d’optimiser les apports solaires, tandis que des espaces tampons (des loggias tempérées, isolées mais non chauffées) régulent ces apports et la diffusion vers le logement. Enfin, toutes les parties communes sont éclairées naturellement.

 

S’appuyer sur des équipements performants

Les bâtiments ont obtenu la labellisation BBC-effinergie avec des performances énergétiques meilleures de 20 % par rapport aux obligations du label. Grâce à la pose de 375 m² de panneaux photovoltaïques sur la toiture, le bâtiment est aussi à énergie positive (BEPOS).

La production d’eau chaude sanitaire des bâtiments est réalisée par la solution centralisée et collective HELIOPAC. Ce système associe un préchauffage de l’eau chaude sanitaire solaire par des capteurs à plat non vitrés, et une pompe à chaleur thermodynamique eau/eau[2]. Un système passif de récupération de chaleur des eaux grises, nommé Power-Pipe, complète l’installation. L’eau chaude des douches sert à préchauffer directement l’eau du réseau, grâce à des tubes cuivrés sur la chute. Ce système permet une économie complémentaire de 25 % sur le poste d’eau chaude sanitaire.

Croquis de du système de production d’eau chaude du Grand Carcouët, par In Situ Architecte
Croquis de du système de production d’eau chaude du Grand Carcouët, par In Situ Architecte

 

Des panneaux rayonnants[3] assurent le chauffage dans les appartements. Ils sont capables de détecter une absence prolongée ou l’ouverture d’une fenêtre afin de commander l’extinction du chauffage. Une programmation centrale permet aussi d’abaisser les températures de consigne suivant les scénarios d’occupation, sur une ou plusieurs zones du logement.

 

Assurer un suivi des consommations énergétiques réelles

Une analyse des consommations réelles facilitent l’usage, optimisent entretien et maintenance et garantissent le niveau de performance. Pour y parvenir, des sondes de températures sont positionnées dans plusieurs pièces, et tous les appartements disposent de compteurs pour les consommations de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Des sous-comptages viennent en complément sur les circuits électriques. Une visualisation des données enregistrées par télé-relève permettent le suivi.

Les locataires reçoivent également un carnet de l’usager, facilitant la prise en main du système de suivi des consommations énergétiques, ainsi que les gestes éco-responsables à adopter.

 

[1] Se dit d’un habitat dans lequel la climatisation est réalisée en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air. (Larousse)
[2] Valorise en général les calories de l’eau des nappes phréatiques
[3] Type de chauffage qui chauffe par émission de rayonnement infrarouge
Crédit photos : W. Barré
Crédit images : In Situ Architecte